mercredi 22 avril 2020

LIBERIA FOYA



NOUVELLES DU CENTRE DE SANTE DE FOYA, LIBERIA
AVRIL 2020


Ce que nous présentions depuis début mars a fini par devenir une réalité. Le mercredi 8 avril, le Président de la République du Libéria a décrété l’état d’urgence sur tout l’étendu du territoire en vue de faire face à la pandémie Covid-19 appelant ainsi la population à rester chez elle. Depuis cette annonce, le personnel médical du centre de santé de Foya se sent de plus en plus en insécurité compte tenu du manque d’équipement adéquat pour sa protection contre les cas de contagion. En outre, les malades refusent de se rendre dans les centres de santé de peur de contracter le Covid-19. D’où le caractère désert que présente le centre de santé de Foya.

Malgré cette situation d’insécurité et de désertification, le centre continue de proposer ses services à la population de Foya et ses environs. Pour vous donner une idée de l’évolution de ses activités, voici un bref aperçu de Janvier à début Avril 2020.

















  1. Consultation
  2. Au cours de cette période, 2343 patients ont été consultés. Le nombre de patients a diminué au fur et à mesure que la nouvelle concernant le Covid-19 se rependait.
    66 de ces patients sont venus de la Guinée et de la Sierra Leone. La fréquentation du centre par les patients venant de ces 2 pays augmente la crainte du personnel d’être contaminé.

  1. Maternité

153 femmes enceintes ont effectué leur première consultation anténatale ; 108 pour la seconde ; 59 pour la troisième ; 33 pour la quatrième et seulement 10 femmes enceintes ont été consultées au-delà de la quatrième visite. Cela est dû au fait que plus les femmes avancent dans leur grossesse, plus elles ont du mal à rejoindre le centre qui est difficile d’accès. La construction d’une salle de 15 lits permettrait l’augmentation des accouchements dans le centre.  Il y a eu 61 accouchements au cours du trimestre.



  1. Vaccination

Au total 139 enfants ont reçu la totalité de leurs vaccins de Janvier à Mars 2020.




  1. Défis

·         La disponibilité des médicaments et la qualité du service rendu par le centre ont établi un contrat de confiance entre la population de Foya et le centre. La présence des volontaires apportera un plus dans l’amélioration de la santé de cette population.

·         La structure actuelle du centre s’avère insuffisante pour plus de services. Il y a une nécessité de construire des salles additionnelles pour le système de transfusion sanguine, pour la maternité et pour la consultation des personnes handicapées mentales.

·         Compte tenu de la menace du Covid-19, il est urgent de trouver l’équipement de protection du personnel.





  1. Nous avons besoin de vous

Nos seules sources de revenus sont les tarifs payés. Les tarifs étant très bas (proportionnels au niveau de vie à Foya), les recettes du centre sont faibles et ne permettent pas de d’équilibrer avec les dépenses. La désertion du centre par les patients affaiblit davantage les recettes tandis que nous devons faire face aux charges fixes

C’est pourquoi pendant cette période de Covid-19, nous avons encore besoin de 1800 Euro par mois de financements extérieurs pour nous aider à payer les grosses dépenses du centre : salaires et médicaments.

On compte sur vous pour nous aider !




MERCI POUR VOS CONTRIBUTIONS



Merci d’adresser votre chèque à MISSIONS AFRICAINES PARTAGE sans oublier de mentionner au verso du chèque PROJET SANTE FOYA, LIBERIA


Et l’envoyer à l’adresse suivante

MISSIONS AFRICAINES

150 COURS GAMBETTA

69007 LYON

Eric Aka, sma


dimanche 12 avril 2020

vendredi 27 mars 2020

La prière



Dans l’homélie prononcée lundi dernier lors de la messe célébrée à huis clos dans la chapelle de la maison Sainte-Marthe, le pape François a parlé de la prière. Selon lui, la prière requiert la foi, du courage et de la volonté. C’est ce qui nous est demandé aussi en ces temps si difficiles... Il nous faut la foi, c’est-à-dire la confiance. Confiance en un Dieu qui agit à travers tous ceux qui se dévouent pour les autres. Il nous faut du courage pour accepter ce confinement strict qui nous est si étranger. Il nous faut enfin de la volonté pour continuer à travailler, à nous occuper de nos enfants, de nos proches et de nous-mêmes. Foi, courage et volonté… Un triptyque sur lequel reposer, couronné par la prière, et dont elle est un fruit précieux. Jamais la prière n’a été aussi facilitée. Églises ouvertes et paisibles, messes quotidiennes sur la plupart des sites paroissiaux, temps pour lire, méditer, réfléchir. L’abbé Macaire, à qui on demandait comment prier, répondit : " Inutile de débiter beaucoup de mots. Il suffit d’étendre tes mains et de dire : Seigneur, comme il te plaît et comme tu sais, prends pitié. " Un cri du cœur à reprendre chaque jour…
Sophie de Villeneuve,
rédactrice en chef de Croire

mercredi 26 février 2020

CAREME 2020


A partir du mercredi des cendres et chaque dimanche de Carême la SMA vous propose des homélies pour un chemin vers Pâques.
Voir les vidéos en suivant ce lien : https://www.youtube.com/user/smaollywood
ou sur la page Facebook : https://www.facebook.com/smalaics/

Des moments pour se retrouver et pour rester en union de prière.
Bon temps de Carême

mardi 18 février 2020

AGENDA

Journées d’amitié de Nantes


Les Pères des Missions africaines vous invitent à leurs journées d’amitié
  • le vendredi 6 mars de 14h à 19h
  • le samedi 7 mars de 10h à 19h
  • le dimanche 8 mars de 10h à 19h


Journées d’amitié de Lyon


Samedi 28 et dimanche 29 mars de 13 à 18h !

Programme :

  • Vente d’artisanat
  • Animations pour petits et grands
  • Ateliers percussions
  • Contes
  • Conférences sur le Togo et le Bénin
Avec les Missions Africaines et les Provinces d'Espagne et d'Italie, nous vous invitons à Lourdes pour un pèlerinage en famille.


Renseignements et réservation 

samedi 25 janvier 2020

AGROECOLOGIE # AFRIQUE DU SUD

Les femmes au cœur de l’agroécologie et de la réforme agraire en Afrique du Sud


Publié le 23.01.2020 Mis à jour le 23.01.2020

Quel est le lien entre l’agroécologie et les droits des femmes ? Jose Elaine Pick, venue d’Afrique du Sud apporte son éclairage




Elle n’a pas 30 ans. Derrière une voix douce et calme, on sent une détermination sans faille pour faire avancer la cause des femmes en Afrique du Sud. Jose Elaine Pick est responsable du programme femmes, ainsi que de l’accompagnement de la campagne pour la souveraineté alimentaire au sein de l’association sud-africaine Surplus People Project (SPP).

Faire reculer une violence omniprésente à l’égard des femmes


« La violence est omniprésente dans notre société. A domicile ou dans la rue, nous vivons avec la peur permanente d’être attaquées, tuées ou violées », souffle Jose, la gorge nouée par l’émotion.
« Le soutien de l’Etat est très défaillant, que ce soit au commissariat lorsque l’on vient rapporter un viol ou une agression, mais aussi à l’hôpital où les heures d’attente découragent les patientes, les amenant parfois à renoncer à des traitements même pour des maladies graves. »

« Pour l’heure, nous en sommes encore à exiger le respect à notre encontre » constate Jose.

Les modalités de travail de SPP sont multiples :
- groupes d’expression entre femmes dans des espaces de rencontre protégés,
- formations à l’expression orale et au plaidoyer,
- ateliers d’information avec la police et la justice ;
- soutien à des activités économiques pour fournir des compléments de revenus.
- Recherche et partage d’expériences agroécologiques ;

Les thématiques plurielles de SPP répondent aux différents maux qui touchent les femmes. Parmi celles-ci l’accès à la terre.

« Redistribuer les terres est un sujet vital pour les communautés. C’est aussi notre point d’entrée pour développer nos actions qui portent plus généralement sur la montée en responsabilité des femmes. »

La réforme agraire, point d’entrée pour faire émerger les droits des femmes en Afrique du Sud




Jose Pick explique : « Notre société est très machiste et les femmes l’ont, pour beaucoup, intégré sans le remettre en question ; voilà pourquoi la question agraire est si importante : posséder une terre constitue une source de revenus mais surtout elle donne une respectabilité et un statut social à son propriétaire. »

Pour faire changer les choses, la réforme agraire est le thème fédérateur pour nouer des contacts avec les communautés ; car « aborder cette question en évitant celle de la violence de genre est impossible. Les réunions entre femmes permettent de faire émerger cette problématique. »

Si les femmes sont très actives dans la culture et le maraîchage, « ce sont généralement les hommes qui possèdent les titres de propriété ; alors nous disons aux femmes que posséder une terre et la faire prospérer est le meilleur moyen d’être fidèle à notre héritage culturel ; la question agraire est un levier d’action, les femmes doivent être au centre du processus de redistribution. » SPP incite les femmes à se porter acquéreuses dès que l’occasion se présente.

L’agroécologie pour autonomiser les communautés


Pour SPP, l’agroécologie est aussi un point d’entrée pour promouvoir un modèle de société solidaire, respectueux de la nature et qui développe une forme d’autonomie à l’intérieur des communautés.
« Les gens rêvent de devenir riches grâce à l’agriculture, en passant à un système de monoculture intensive avec des pesticides. A l’inverse, nous promouvons un modèle agroécologique qui repose sur de petites parcelles et tourné en priorité vers la satisfaction des besoins de la communauté, un modèle qui préserve la santé et la nature. »

Pour ce faire, SPP organise des rencontres et des visites d’exploitations entre elles dans le but de montrer différentes manières de faire pour élever des animaux (chèvres, porcs, poulets) ou cultiver des légumes.

Grâce à son aspect inclusif, au fait qu’elle reconnaisse et soutienne le rôle des femmes dans l’agriculture et qu’elle encourage l’implication de ces dernières, l’agroécologie, en tant que mouvement, soutient les droits des femmes.

Le chemin vers la reconnaissance des femmes est encore long, tout comme l’affirmation d’un modèle agroécologique. Mais une certaine fierté pointe lorsque Jose parle de la confiance que les femmes ont acquise ainsi que de la solidarité qui naît de cet engagement collectif.
Un engagement que SPP porte au niveau gouvernemental en collaborant avec des réseaux ainsi que d’autres associations pour établir une égalité entre les sexes.

Stéphane Bardinet
Article du CCFD : https://ccfd-terresolidaire.org/projets/afrique-subsaharienne/afrique-du-sud/agroecologie-femmes-6523

samedi 11 janvier 2020

Lecture








Extrait :… " Dans l’expérience commune, on n’est pas frappé si l’on rencontre quelqu’un qui circule en martelant ce qu’est le christianisme, ce que sont le bien et le mal et ce qu’il faut faire ou ne pas faire pour aller ou non en enfer ou au paradis. Dans l’expérience commune, il arrive le plus souvent d’être marqué par la rencontre avec une personne ou une réalité humaine qui surprennent       par des gestes et des mots révélant leur foi dans le Christ. Ce n’est que dans le climat d’admiration     et de stupeur provoquant des questions que cette personne et cette réalité humaine peuvent atteste       et proclamer le nom et le mystère de Jésus de Nazareth, dans l’espoir de pouvoir répondre aux             attentes et aux questions suscitées chez les autres par leur témoignage. "…
 "Annoncer l’évangile signifie transmettre à l’aide de mots sobres et précis le témoignage du Christ     comme le firent les apôtres."…
" Le témoignage suscite l’admiration, et l’admiration suscite des questions chez ceux qui le voient."

Prix international de La BD chrétienne, ce prix sera remis le 30 janvier pendant le festival d'Angoulème