dimanche 9 décembre 2018

Tibhirine

Une vidéo à regarder :  c'est ici

Ils étaient moines, évêque, bibliothécaire ou encore infirmière. Béatifications  des 19 martyrs d'Algérie. 

L'occasion de voir ou revoir le très beau documentaire "Mes parents à Tibhirine" qui raconte le volontariat d'Anne et Hubert. Pendant deux ans, ils ont assuré l'accueil et le lien avec la population au sein du Monastère de Tibhirine. 

Info trouvée sur le site de la DCC

mercredi 21 novembre 2018

Concert


Voyage, voyage

Au dessus des vieux volcans,
Glisse des ailes sous les tapis du vent,
Voyage, voyage,

Eternellement.
De nuages en marécages,
De vent d'Espagne en pluie d'équateur,
Voyage, voyage,
Vole dans les hauteurs
Au dessus des capitales,...
Pour écouter la chanson et avoir envie de partir


Contact : Père Emile APPRABOE - 150 cours Gambetta - 69007 LYON - akmile@yahoo.fr

mercredi 7 novembre 2018

Mali, Niger


Fin octobre, Guillaume Nicolas, le délégué général de la DCC, Arnoult Boissau, le président de la DCC, et Jean-Paul Maier, chargé de mission, se sont rendus au Mali et au Niger. Ces deux pays, touchés depuis toujours par la sécheresse mais depuis quelques années par de fortes tensions sécuritaires, n’accueillent plus de volontaires depuis 2010. Guillaume nous explique les enjeux de cette mission. 
Quel était l’objectif de cette mission ? 
Cette mission était très symbolique car la DCC n’est plus présente dans ces deux pays du Sahel alors qu’elle a des liens historiques assez forts. En effet, nous avons dû retirer nos volontaires en 2010 à la demande des autorités françaises. Ces situations nous font toujours beaucoup de peine et nous mettent en contradiction avec notre préoccupation d’être présent là où sont les populations les plus précaires, et là où la rencontre et l’interreligieux sont facteurs de paix. Avec Arnoult Boissau, Président de la DCC, et Jean-Paul Maier, le chargé de mission, nous y sommes allés pour étudier la possibilité d’un retour des volontaires. Nous partions donc avec un questionnement clair : la DCC peut-elle à nouveau y proposer ses services ?

Comment se déroule une mission de prospection ?

Une telle mission se prépare à l’avance car la priorité était de rencontrer les autorités françaises, nigériennes et maliennes, ainsi que les représentants de l’Eglise du Niger et du Mali. Avant même d’entendre le besoin des partenaires potentiels, il nous fallait écouter les responsables politiques et religieux : quelle est l’évolution du pays depuis 10 ans ? Quels sont ses enjeux, ses fragilités et ses forces aujourd’hui ? Et bien-sûr, les conditions de sécurité sont-elles suffisantes ? Quelles précautions sont à envisager pour que la venue de volontaires soit possible ?
Aussi, dans chaque pays, nous avons rencontré les services de l’ambassade de France, des ministres et représentants des Etats nigériens et maliens, les archevêchés de Niamey et de Bamako, des communautés religieuses. Nous avons aussi rencontré nos partenaires du volontariat que sont les référents locaux de France Volontaires et les agences nationales du volontariat présentes dans les deux pays.



Vous avez donc plutôt fait des rencontres institutionnelles ?
C’était le but premier mais il fallait aller plus loin pour bien comprendre la situation des deux pays, en un temps court. Nous sommes aussi allés à la rencontre de partenaires avec qui la DCC avait des liens, puis d’autres part
Enfin, nous avons mis à profit les connaissances d’Arnoult et de Jean-Paul qui, tous deux, ont travaillé plusieurs années dans ces deux pays, notamment en tant que volontaires ! Ainsi, nous avons été accueillis chez leurs amis, dans des familles maliennes ou nigériennes. Cela nous a permis d’avoir des échanges authentiques, dans des ambiances amicales, et ainsi de prendre le pouls de la situation des deux pays en étant au plus près des gens.

Que peut-on dire en quelques mots de ces deux pays ?

Les deux pays vivent encore la dureté climatique, entre années de sécheresse et inondations. Les précarités sont criantes. La situation religieuse semble assez différente entre les deux capitales. A Niamey et à Bamako l’Eglise est minoritaire, mais on trouve à Niamey un islam devenu plus radical qu’à Bamako. De part et d’autre, les initiatives pour la jeunesse existent et sont à soutenir.
L’agence du volontariat à Niamey est à la pointe sur le volontariat de réciprocité et l’agence de Bamako, bien que récente, déploie déjà nombre de volontaires dans le pays. Les partenaires rencontrés démontrent une volonté intacte de contribuer, avec d’autres, au développement de leur pays.
Qu’est-ce que cette mission augure pour le volontariat DCC au Mali et au Niger ? 
Nous espérons pouvoir envoyer de nouveau quelques volontaires d’ici la rentrée 2019, et pourquoi pas 2 ou 3 volontaires pour chacun des deux pays d’ici les deux prochaines années. Nous verrons ensuite quel développement est possible. Ce redéploiement ne pourra se faire que dans les deux capitales, Bamako et Niamey, toutes les parties prenantes estimant qu’il est encore risqué de s’installer en dehors des capitales.
C’est très touchant de voir à quel point les gens que nous avons rencontrés se réjouissent du simple fait que l’on envisage un retour. Ils gardent tous un excellent souvenir des volontaires français et tout particulièrement de la DCC car son projet est jugé comme un véritable projet de rencontre humaine.
Nous pensons aussi au volontariat de réciprocité, pourquoi pas en accueillant un ou deux volontaires du Sahel. Nos contacts locaux nous ont en effet confirmé que cela répond pleinement à un désir, à un fort besoin de formation de la jeunesse, et à une volonté politique.



lundi 15 octobre 2018

Prière pour les missions

Voici la lettre écrite par le Pape François à l'occasion de la semaine missionnaire mondiale. Cette lettre s'adresse à tout le monde.


Pour l'accompagner, nous vous proposons les intentions de prière partagés dimanche 14 octobre lors du temps de pause vécu en famille SMA pour commencer cette semaine de prière.
Sans oublier dans notre prière quotidienne d'allumer une bougie pour le père Luigi et sa libération

Chers jeunes, avec vous je désire réfléchir sur la mission que Jésus nous a confiée. En m’adressant à vous, j’entends inclure tous les chrétiens, qui vivent dans l’Eglise l’aventure de leur existence comme enfants de Dieu. Ce qui me pousse à parler à tous, en dialoguant avec vous, c’est la certitude que la foi chrétienne reste toujours jeune quand on s’ouvre à la mission que le Christ nous confie. « La mission renforce la foi » (Lett. Enc. Redemptoris missio, n. 2), a écrit saint Jean-Paul II, un Pape qui a beaucoup aimé les jeunes et leur a manifesté un grand dévouement.

L’occasion du Synode que nous célébrerons à Rome au mois d’octobre prochain, mois missionnaire, nous offre l’opportunité de mieux comprendre, à la lumière de la foi, ce que le Seigneur Jésus veut vous dire à vous les jeunes et, à travers vous, aux communautés chrétiennes.

La vie est une mission


Chaque homme et chaque femme est une mission, et c’est la raison pour laquelle on vit sur la terre. Etre attirés et être envoyés sont les deux mouvements que notre cœur, surtout quand on est jeune, sent comme des forces intérieures de l’amour qui promettent un avenir et poussent notre existence en avant. Personne autant que les jeunes ne sent combien la vie fait irruption et attire. Vivre avec joie sa propre responsabilité pour le monde est un grand défi. Je connais bien les lumières et les ombres propres au fait d’être jeunes, et si je pense à ma jeunesse et à ma famille, je me rappelle l’intensité de l’espérance pour un avenir meilleur. Le fait de ne pas nous trouver en ce monde par notre décision, nous laisse entrevoir qu’il y a une initiative qui nous précède et nous donne d’exister. Chacun de nous est appelé à réfléchir sur cette réalité : « Je suis une mission sur cette terre, et pour cela je suis dans ce monde » (Exh. ap. Evangelii gaudium, n. 273).

Nous vous annonçons Jésus Christ


L’Eglise, en annonçant ce qu’elle a gratuitement reçu (cf. Mt 10, 8 ; Ac 3, 6), peut partager avec vous les jeunes le chemin et la vérité qui conduisent à donner sens au fait de vivre sur cette terre. Jésus Christ, mort et ressuscité pour nous, s’offre à notre liberté et la provoque à chercher, à découvrir et à annoncer ce sens véritable et plénier. Chers jeunes, n’ayez pas peur du Christ et de son Eglise ! En eux se trouve le trésor qui remplit la vie de joie. Je vous le dis par expérience : grâce à la foi, j’ai trouvé le fondement de mes rêves et la force de les réaliser. J’ai vu beaucoup de souffrance, beaucoup de pauvreté défigurer les visages de tant de frères et sœurs. Pourtant, pour celui qui vit avec Jésus, le mal est une provocation à aimer toujours plus. Beaucoup d’hommes et de femmes, beaucoup de jeunes se sont généreusement donnés eux-mêmes, parfois jusqu’au martyre, par amour de l’Evangile, au service de leurs frères. De la croix de Jésus, découvrons la logique divine de l’offrande de nous-mêmes (cf. 1 Co 1, 17-25) comme annonce de l’Evangile pour la vie du monde (cf. Jn 3, 16). Etre enflammés de l’amour du Christ consume celui qui brûle et fait grandir, illumine et réchauffe celui qu’on aime (cf. 2 Co 5, 14). A l’école des saints, qui nous ouvrent aux vastes horizons de Dieu, je vous invite à vous demander en toute circonstance : « Que ferait le Christ à ma place ? ».

Transmettre la foi jusqu’aux extrêmes confins de la terre


Vous aussi, les jeunes, par le Baptême vous êtes des membres vivants de l’Eglise, et ensemble nous avons la mission de porter l’Evangile à tous. Vous êtes en train de vous ouvrir à la vie. Grandir dans la grâce de la foi qui nous a été transmise par les Sacrements de l’Eglise nous associe à un grand nombre de générations de témoins, où la sagesse de celui qui a l’expérience devient un témoignage et un encouragement pour celui qui s’ouvre à l’avenir. Et la nouveauté des jeunes devient, à son tour, soutien et espérance pour celui qui est proche du but de son chemin. Dans la cohabitation des divers âges de la vie, la mission de l’Eglise construit des ponts entre les générations, grâce auxquels la foi en Dieu et l’amour pour le prochain constituent des facteurs d’unité profonde.

Cette transmission de la foi, cœur de la mission de l’Eglise, arrive donc par la “contagion” de l’amour, où la joie et l’enthousiasme expriment le sens retrouvé et plénier de la vie. La propagation de la foi par attraction exige des coeurs ouverts, dilatés par l’amour. À l’amour il n’est pas possible de mettre des limites : l’amour est fort comme la mort (cf. Ct 8, 6). Et une telle expansion suscite la rencontre, le témoignage, l’annonce ; elle suscite le partage dans la charité avec tous ceux qui, loin de la foi, se montrent indifférents à elle, parfois hostiles et opposés. Des milieux humains, culturels et religieux encore étrangers à l’Evangile de Jésus et à la présence sacramentelle de l’Eglise représentent les périphéries extrêmes, les “extrêmes confins de la terre”, vers lesquels, depuis la Pâque de Jésus, ses disciples missionnaires sont envoyés, dans la certitude d’avoir toujours leur Seigneur avec eux (cf. Mt 28, 20 ; Ac 1, 8). En cela consiste ce que nous appelons la missio ad gentes. La périphérie la plus désolée de l’humanité qui a besoin du Christ est l’indifférence envers la foi ou encore la haine contre la plénitude divine de la vie. Chaque pauvreté matérielle et spirituelle, chaque discrimination de frères et de sœurs est toujours une conséquence du refus de Dieu et de son amour.

Les extrêmes confins de la terre, chers jeunes, sont pour vous aujourd’hui très relatifs et toujours facilement “navigables”. Le monde digital, les réseaux sociaux qui nous envahissent et nous traversent, diluent les confins, effacent les marges et les distances, réduisent les différences. Tout semble à portée de main, tout semble si proche et immédiat. Pourtant sans l’engagement du don de nos vies, nous pourrons avoir des myriades de contacts mais nous ne serons jamais plongés dans une véritable communion de vie. La mission jusqu’aux extrêmes confins de la terre exige le don de soi-même dans la vocation qui nous a été confiée par Celui qui nous a placés sur cette terre (cf. Lc 9, 23-25). J’oserais dire que, pour un jeune qui veut suivre le Christ, l’essentiel est la recherche et l’adhésion à sa propre vocation.

Témoigner de l’amour


Je rends grâce pour toutes les réalités ecclésiales qui vous permettent de rencontrer personnellement le Christ vivant dans son Eglise : les paroisses, les associations, les mouvements, les communautés religieuses, les différentes expressions de service missionnaire. Beaucoup de jeunes trouvent dans le volontariat missionnaire, une forme pour servir les “plus petits” (cf. Mt 25, 40), promouvant la dignité humaine et témoignant de la joie d’aimer et d’être chrétiens. Ces expériences ecclésiales font en sorte que la formation de chacun ne soit pas seulement une préparation pour son propre succès professionnel, mais développe et prenne soin d’un don du Seigneur pour mieux servir les autres. Ces formes louables de service missionnaire temporaire sont un début fécond et, dans le discernement vocationnel, peuvent vous aider à vous décider pour un don total de vous-mêmes comme missionnaires.

De cœurs jeunes sont nées les Œuvres Pontificales Missionnaires, pour soutenir l’annonce de l’Evangile à tous les peuples, contribuant à la croissance humaine et culturelle de tant de populations assoiffées de Vérité. Les prières et les aides matérielles, qui sont généreusement données et distribuées à travers les OPM, aident le Saint-Siège à faire en sorte que ceux qui les reçoivent pour leurs propres besoins puissent à leur tour, être capables de porter témoignage dans leur milieu. Personne n’est si pauvre au point de ne pas pouvoir donner ce qu’il a, mais avant tout ce qu’il est. J’aime répéter l’exhortation que j’ai adressée aux jeunes chiliens : « Ne pense jamais que tu n’as rien à apporter, ou que tu ne manques à personne. Beaucoup de gens ont besoin de toi ; sache-le. Que chacun de vous le sache dans son cœur : beaucoup de gens ont besoin de moi » (Rencontre avec les jeunes, Sanctuaire de Maipu, 17 janvier 2018).

Chers jeunes, le prochain mois d’octobre missionnaire, au cours duquel se déroulera le Synode qui vous est dédié, sera une autre occasion pour nous donner d’être des disciples-missionnaires toujours plus passionnés pour Jésus et sa mission, jusqu’aux extrêmes confins de la terre. A Marie Reine des Apôtres, aux saints François Xavier et Thérèse de l’Enfant-Jésus, au bienheureux Paolo Manna, je demande d’intercéder pour nous tous et de nous accompagner toujours.



Franciscus
Rome , le 19 mai 2018