lundi 17 juin 2019

Aux Cartières

Depuis le 11 juin, la Province de Lyon vit au rythme de l'Assemblée Provinciale, qui fait suite à un mois de travail à Rome pour l'Assemblée Générale. Voici illustré en photos ce qui s'est passé d'important les 15 et 17 juin :

15 juin au matin, élection du nouveau provincial : 
François du Penhoat


15 juin à 18h30, quatre membres la FLM ont renouvelé leur engagement : 
Katherine et Arnaud Sourty, Maryno et Théo Adoumbou


 le 17 juin au matin, élection des membres du Conseil Provincial :
 Laurent Oré, vice-Provincial et Michel Cartatéguy, conseiller


 Pour résumer, nous avons gardé les mêmes, nous souhaitons un très bon travail à cette équipe et une bonne collaboration avec chacun des membres de la SMA, de leurs amis et partenaires.

Merci à Gérard Sagnol pour les Photos et si vous voulez suivre jour après jour ce qui se passe pendant les Assemblées, rendez-vous sur le site de la SMA :
 http://www.missions-africaines.net/journal-de-lassemblee-provinciale/



mardi 4 juin 2019

Taizé


Prise de parole de frère Alois
 

Un travail de vérité


Mardi 4 juin 2019

Dans ces temps où la société et l’Église cherchent à faire la lumière sur les abus et les agressions sexuelles, notamment envers les mineurs et les personnes fragiles, avec mes frères nous avons pensé nécessaire de prendre aussi la parole. À Taizé, nous accueillons depuis des décennies, semaine après semaine, des milliers de jeunes et de moins jeunes de l’Europe et du monde entier.

Agenda




Lieu : Les Cartières 36 route de la Gare 69630 CHAPONOST
Renseignements et inscriptions : udetesma@gmail.com
Et des infos sur le lien : https://famillesma.blogspot.com/
chèque à l'ordre  : MISSIONS AFRICAINES


dimanche 28 avril 2019

Lecture




À 29 ans, Jacques Tribout interrompt une belle carrière dans l’industrie pour se mettre pendant cinq ans au service des Indiens en Équateur (d’octobre 1981 à novembre 1986). Il va le faire sous la houlette de Léonidas Proaño (1920-1988), évêque de Riobamba de 1954 à 1985. À travers sa découverte de la réalité du pays et son propre partage de la vie des habitants, l’auteur nous présente « l’évêque des Indiens », qui choisit d’être pauvre parmi les pauvres. Emprisonné sous la dictature militaire et dénoncé aux instances romaines qui déclencheront contre lui une enquête pour juger de la manière apparemment non orthodoxe de gérer son diocèse, il est celui qui, sous l’impulsion du Concile Vatican II, a inventé une nouvelle façon d’être Église. Pour Mgr Proaño c’est en libérant l’Église du cléricalisme qu’elle peut à son tour devenir libératrice.
Le diocèse de Riobamba devient un laboratoire de la théologie de la libération, de l’option préférentielle pour les pauvres, des communautés ecclésiales de base. Jacques Tribout, ou plutôt Santiago comme il est connu là-bas, raconte son insertion dans ce formidable mouvement qui a permis aux Indiens de sortir du servage. Les équipes de l’évêque libèrent la Parole, et la Parole libère un peuple opprimé. L’Église elle-même est secouée par le mouvement qu’elle a fait naître.
À la suite de Mgr Proaño, mais à bien moindre conséquence, cela vaudra aussi à Jacques Tribout de devenir suspect aux yeux de la police, au point qu’il préfèrera, profitant d’une opportunité, quitter l’Équateur à bord d’un bananier, évitant ainsi la police des frontières de l’aéroport international de Quito.

L’auteur

Jacques Tribout, ancien élève de l’École Polytechnique, ingénieur et inventeur dans un laboratoire de recherche de Saint Gobain, a été également officier de marine. Après cinq ans passés en Équateur, à son retour en France, il fait des études de théologie, et s’occupe entre autres des laïcs partant en Amérique latine (DCC-CEFAL). Puis il reprend en 1991 sa carrière d’ingénieur, principalement à la SNCF. Aujourd’hui, retraité à Nantes, il revient par ce livre sur une page de l’histoire de la vie de l’Amérique latine et des Églises, histoire grandement susceptible d’inspirer l’Église universelle. Car à l’heure où celle-ci, à la suite du pape François, se penche sur son propre fonctionnement et cherche à dire non au cléricalisme, ce livre apporte le témoignage d’une autre manière de concevoir l’autorité.

mercredi 27 février 2019

Lecture

Un missionnaire ? Lorsque j’ai connu Loïc, dans les années 70, j’étais comme ceux de ma génération, marquée par les révolutions tiers-mondistes, les luttes pour l’émancipation des peuples, et la présence des missionnaires en Afrique me semblait suspecte ou au mieux anachronique. Quelle place ces prêtres pouvaient–ils encore tenir dans des pays tout juste décolonisés ? Comment échapper aux ambiguïtés de la période postcoloniale et au paternalisme de l’homme blanc ? Entre deux séjours en Afrique, Loïc était alors prêtre ouvrier dans la région lyonnaise. Sa simplicité, sa vie ordinaire, son sens de la relation contrastaient avec cette image du missionnaire. Il aimait l’Afrique. Il y avait déjà passé de nombreuses années, rêvait d’y retourner, attendait patiemment que son ordre l’y envoie à nouveau.Il admettait que sa place puisse aussi être là, dans le milieu ouvrier, parmi de nombreux immigrés. J’ai vu un homme de foi qui tenait sa place d’homme au milieu des hommes. Tout simplement, sa foi à l’Évangile, je pouvais y croire, parce qu’elle a le visage de la rencontre, du doute peut-être, de l’amitié. Dans ce récit, Loïc raconte un parcours. Il a connu des échecs et des doutes. Il a pris des responsabilités. Auprès de prisonniers, de jeunes délinquants. Pas de morale, pas de discours, la vie, simplement. La sienne et celle des autres. Et cette histoire singulière s’inscrit dans une histoire du monde, elle est en ce sens bouleversante. Elle ne prétend pas changer le monde. Peut-être a- t-elle changé des vies. Cela reste son vrai mystère. Sa beauté. Préface de Christine Ray
Pour le moment le livre de Loïc De La Monneray est en vente sur Amazon : ICI
avant de pouvoir le trouver dans toutes les bonnes maisons SMA. 
Bonne lecture et bonne découverte

samedi 23 février 2019

Foya

Pour découvrir et apprécier ce qui se passe à Foya au Libéria, Agnès et Jean ont réalisé un film, à regarder et faire circuler tout autour de vous : 



dimanche 10 février 2019

Libéria

Interview du père Eric AKA : smainternational.info et pour compléter une vidéo : 



En tant que prêtre missionnaire, l'un des éléments clés consiste à trouver une satisfaction dans le travail missionnaire confié à un malgré les défis quotidiens. Cela donne à un prêtre missionnaire quelque chose à quoi se tourner et à quoi aspirer. Récemment, j'ai interviewé le p. Eric Aka sur le même et voici ce qu'il avait à dire ...

Introduction

Je suis Eric AKA, membre de la Société des Missions Africaines. Je suis Ivoirien né dans une famille de 19 enfants dont 2 religieuses. Il va s’en dire que mon père était polygame.

Quand et où avez-vous été ordonné ?

J’ai été ordonné le 8 juillet 2000 en Côte d’Ivoire, à la paroisse St Joseph Epoux, à Abobo gare (Abidjan).

Où avez-vous fait votre première expérience missionnaire ?

J’ai fait ma première expérience missionnaire dans la paroisse Ste Famille (Holy Family Catholic Church) à Guffanti, Vicariat Apostolique de Kontagora, Niger State au Nigeria.

Quels ont été les défis à la fois positifs et négatifs auxquels vous avez été confrontés lors de la mission ?

En 2000, la paroisse de Guffanti était située dans une zone très rurale du Vicariat avec des habitants qui avaient pour activité principale l’agriculture. Elle était composée de 25 communautés villageoises avides de la foi chrétienne. Elles désiraient connaitre et appartenir à l’Eglise catholique car elles refusaient l’Islam. Cet engouement rendait propice la réception de la proposition de la foi catholique. En outre, les parents encourageaient leurs enfants à demander le baptême catholique même si eux ne pouvaient pas le recevoir compte tenu de leur situation matrimoniale. En effet, ils étaient majoritairement polygames. La volonté de nombreux jeunes de participer à l’animation de la vie paroissiale constituait un apport majeur dans la réalisation de la mission. A cela s’ajoute le dynamisme des femmes dans la propagation de la doctrine sociale de l’Eglise. Le désir de solidifier l’unité entre les chrétiens et de contribuer au développement de leurs villages constituaient aussi un défi positif.

L’absence des services publics de base, l’insuffisance des moyens financiers, l’analphabétisme, l’insuffisance du nombre de catéchistes et de prêtres et l’état défectueux des pistes étaient les grandes difficultés de cette mission.


Qu’est-ce qui vous a poussé à continuer malgré les défis ?

Ma foi en Jésus me permet de rejoindre les personnes dans leur désir quotidien d’améliorer leur condition de vie. Dieu, à travers Jésus, nous rejoint pour faire route avec nous. Cette présence me permet de faire face aux difficultés en cherchant des solutions. C’est justement les difficultés rencontrées dans cette mission qui m’ont emmené à faire un Master en Ingénierie de Développement Local et en Projet de Coopération.

L’autre raison qui m’a poussé à continuer est mon grand désir de faire connaitre la richesse que représente Jésus pour l’humanité. A cela s’ajoute le sens de la responsabilité. L’évêque m’a confié cette mission. Je suis au service d’une population désireuse. Je ne vais pas abandonner cette responsabilité à la moindre difficulté.


Où êtes-vous actuellement en mission ?

Présentement, je suis en mission dans le Comté de Lofa, au Libéria. Certes je réside à la paroisse St John Vianney à Foya mais j’ai la responsabilité des communautés catholiques de tout le comté de Lofa.

Quelle est la différence entre ce que vous faites maintenant et ce que vous avez fait précédemment ?

Le Libéria est un pays qui a connu 14 ans de guerre civile et en 2014 la grande épidémie Ebola. Cela laisse des traces dans les mentalités et les attitudes. L’approche dans la proposition de la foi catholique n’est pas pareille que celle faite quand j’étais au Nigéria ; les circonstances n’étant pas les mêmes.

Le Libéria est un pays en reconstruction tant en infrastructures qu’en ressource humaine. L’Eglise catholique accompagne l’Etat dans cette reconstruction. A mon niveau, je suis très investi dans l’appui aux dynamiques locales.




Quels défis rencontrez-vous dans votre nouvelle mission ?

Le Comté de Lofa est le deuxième au plan géographique et le troisième au nombre d’habitants. Il compte 5 paroisses éparpillées de part et d’autre du Comté. Je suis à 4h de route de la plus éloignée. Je suis le seul prêtre à servir toutes ces paroisses qui ont, elles aussi, des communautés catholiques répandues dans les villages. Je suis assisté dans ma tâche par des catéchistes, un diacre SMA, 4 religieuses et une laïque missionnaire. Depuis Novembre 2018, j’ai été rejoint par un prêtre de la province d’Italie pour une expérience d’un an. Tout ceci pour décrire le manque énorme de personnel tant au niveau des catéchistes, des religieuses, des laïques missionnaires qu’au niveau des prêtres.

Ensuite l’accompagnement de la volonté des populations à s’impliquer davantage dans le développement de leur cadre de vie et de participer dans les instances de décision représente un des défis majeurs à relever. Avant les périodes troubles qu’a connues le Libéria, le Comté de Lofa était considéré comme le grenier du pays. Actuellement un effort est fait par les habitants pour redorer ce blason. Toutefois leur seule volonté ne suffit pas. Ils ont besoin d’appui financier et technique. La réponse à ce besoin constitue un défi. Le manque de personnel qualifié dans différents domaines est un obstacle au développement du Comté. Il y a nécessité de former les jeunes et même les adultes.

Enfin, je suis confronté à l’épineux problème de moyen financier. En effet, la population de Lofa est majoritairement agricole à faible revenu. Je dépends entièrement de l’aide extérieure. Par conséquent il se pose le défi d’autonomisation financière des différentes paroisses de Lofa. Un dispositif est mis en place à Foya en vue de relever ce défi.


Quelles sont les attentes des entités d’envoi et de réception concernant votre mission actuelle ?

Une des attentes des entités concernant la mission actuelle est le renforcement de notre présence SMA dans cette partie du Libéria afin que cette aventure ne repose pas sur moi seul.

Comparé à votre mission précédente, trouvez-vous satisfaction et accomplissement dans ce que vous faites ?

Dans ma mission actuelle je serai satisfait et accompli lorsqu’il y aura une équipe de prêtres SMA à Lofa. La SMA à travers ses Conseils pléniers a fait du Libéria une priorité. Je suis reconnaissant envers les entités qui envoient certains de leurs membres au Libéria. Il en faut d’avantage.

Pensez-vous que la SMA et sa mission sont toujours d’actualité ?

La SMA s’est donnée comme mission la première l’évangélisation de l’Afrique et des peuples d’origine africaine. Le pape St Jean Paul II disait qu’il n’y a pas d’évangélisation sans développement intégral de l’Homme. Pour répondre à la question de la pertinence de la SMA et de sa mission aujourd’hui, nous devrons avoir comme indicateur le développement intégral des habitants des pays où nous sommes présents en Afrique. Force est de constater que nous sommes loin en dessous de cet indicateur. Tant que la SMA ne l’a pas atteint sa mission reste d’actualité. Elle peut appuyer les diocèses africains dans l’accomplissement de cette mission.

En outre elle peut proposer son expertise aux Eglises d’Europe et d’Amérique dans le cadre de la nouvelle évangélisation de ces continents. Elle peut aider ces Eglises à mieux répondre à la présence africaine en leur sein.


Alors que la SMA se prépare à l’Assemblée générale, que souhaiteriez-vous voir se produire dans la SMA en général ?

Je souhaite voir une plus grande solidarité dans la SMA tant au niveau financier qu’au niveau des ressources humaines. Que tous se sentent membres d’une même famille et que certains arrêtent de tirer les ficelles vers leurs seuls intérêts au détriment de l’ensemble.

                                                                                                                                    par Dominic Wabwireh, SMA