vendredi 2 octobre 2020

Agenda


Pour introduire la semaine missionnaire mondiale
du 11 Octobre au 18 Octobre 2020.

Une matinée de conférence aura lieu le samedi 10 Octobre 2020 à la MIM (150 Cours Gambetta, Lyon) de 10h0 à 11h30

Thème : " Mgr de Brésillac, Vénérable, maître spirituel".

par le Père Andréa MANDONICO, postulateur pour la cause du Fondateur de la SMA.

Les informations et inscriptions au 06 41 11 62 84 ou à l'adresse email: tchogliyves@gmail.com

lundi 28 septembre 2020

Des nouvelles de Foya par Alesandra

Bonjour,  j'espère que tout le monde va bien!

Cette année 2020 est très différente de ce que  nous attendions tous. Ici à Foya, le coronavirus n'a pas attaqué de la même manière qu'il le fait en Europe.


Au cours de ces derniers mois, il y a eu quelques changements :
- J'ai déménagé  dans une nouvelle maison. C´est une très bonne maison, avec un bel espace et je l'aime beaucoup.

- Nous avons fait  un jardin à l'arrière de la nouvelle maison d'hôtes. Nous avons tout nettoyé, retiré  les racines et essayé de niveler le terrain. Là-bas. Nous avons planté des arachides, des ananas, des haricots, des bananes, du café, des ignames, de la citrouille. Nous commençons à  récolter déjà pour certaines plantes et pour les autres nous devons attendre. C'est un très bel espace,  où nous pouvons marcher, s'asseoir, prier, lire, etc.



- Visite des stations extérieures le dimanche : Fin mars, il a fallu  arrêter les visites. Mais fin juin, nous avons pu  recommencer. J''essaye  tous les dimanches de visiter une station secondaire, qui est proche et on peut aller à pied. Pour des raisons de sécurité, je suis  toujours accompagnée par un de nos servants d'autel. C'est une bonne expérience pour nous tous. Lorsque l'on visite en voiture ou moto à vélo, le contact se fait de loin, on ne fait que passer. Lorsque nous marchons, nous avons la chance de nous arrêter, de parler et de saluer tout le monde, et les petites personnes apprennent à nous connaître et créent une relation.



- Présentation du P. Lorenzo Snider (le nouveau curé de la paroisse) aux différents postes extérieurs
Pendant les mois de juillet et août, nous visitons toutes nos stations pour présenter le nouveau curé de la paroisse, le P. Lorenzo Snider de la Province d'Italie. C'était le moment de s'asseoir avec toutes les communautés, de savoir comment elles allaient, ce qu'elles faisaient, quelles sont leurs nouvelles ?  Ce fut une très bonne expérience, chaque communauté partage les différents problèmes, besoins, projets, rêves. Et après que nous les ayons tous entendus, ils s'assoient et choisissent quelle est la priorité, lesquels d'entre eux ont le plus besoin ?


- Redémarrez la formation des chefs de prière. La dernière fois que nous avons rencontré les responsables de la prière, c'était en mars 2020, après cela, tout s'est arrêté. Nous reprenons certaines de nos activités pastorales à la fin du mois de juin 2020. La première formation d'animateurs de prière «après la couronne» a eu lieu en août, tous les orateurs étaient très heureux de revenir pour la formation, et de se retrouver.
La formation dure deux jours, étaient le P. Lorenzo et le catéchiste enseignent comment préparer l'homélie (prédication) pour les 4 prochains dimanches. C'est un moment de prière, de partage, d'apprentissage, d'aide et de plaisir. Chaque mois, nous avons cette formation.

- Programme d'alimentation
Ici, les mois de juillet, août et septembre, pour certaines familles sont particulièrement difficiles, ils plantent leur riz et doivent attendre octobre, novembre  pour pouvoir enfin récolter. Pendant cette période, dite de soudure, les greniers sont vides et la faim fait grogner les ventres. Le covid-19 n'a pas aidé, car il affectait de différentes manières d'approvisionnement,  les frontières sont fermées (jusqu'à présent), nous ne pouvons pas passer dans différents comtés à l'intérieur du Libéria et  vendre ou acheter les produits est plus difficile.
Alors, le P. Lorenzo et le P. Walter a reçu de l'argent pour aider les personnes les plus touchées par le Covid-19. Nous faisons une rencontre avec les responsables de chaque SCC (Petite Communauté Chrétienne), les membres du PPC (Conseil Pastoral Paroissial), et le trésorier.
Ensemble, nous avons tous décidé d'aider les personnes les plus vulnérables de la communauté, à Foya, avec un sac de riz (25 kg).
Chaque SCC (nous en avons 10) choisit 15 personnes les plus vulnérables de sa communauté, sur un total de 150 personnes, dont 16 appartiennent à notre église catholique et les 134 autres à différentes églises.
Les Pères ont donné, à chaque CSC, 5 sacs de riz (au total 50 sacs), à partager entre leurs membres, car c'était une période difficile pour tout le monde, et c'était une façon de les encourager.
Il a été distribué un total de 200 sacs de riz, avec ce programme d'alimentation. Tout le monde étai heureux!


- L'école rouvre: Le 10 août, notre école a ouvert pour la 6e année. Il y a eu une réunion de parents et ils demandent si cela est possible pour les autres enfants de venir à l'école aussi ? Ici, le niveau d'éducation n'est pas élevé, il est donc difficile pour les parents d'aider, d'étudier ou de faire les devoirs avec les enfants, chez eux.
Ainsi, depuis fin août, la paroisse crée les classes d'étude pour les autres élèves:
- Lundi, mercredi et vendredi, de 14h à 17h, de la 1re à la 5e année.
- Mardi et jeudi de 9h à 12h, pour ABC, Kg1 et Kg2.
Les enfants sont heureux d'être de retour à l'école et les parents aussi, car ainsi les enfants peuvent terminer l'année scolaire.


- Visite des stations extérieures en semaine : Au cours de ce mois de septembre, nous recommençons de visiter avec le P. Walter et Mr.Fatoma  nos antennes, comme nous le faisions avant. C'est un moment pour enseigner quelques prières (Kisi ou anglais), pour apprendre quelques chansons (Kisi ou anglais), pour jouer avec les enfants, pour les encourager, dire merci pour leur travail et leur engagement. Dans ces communautés, les membres augmentent, donc ils demandent plus de visites, et nous essayons de les aider. Nous avons maintenant 12 stations extérieures: Kpenebo, Kpordu, Konda-Pombor, Langbamba, Foya Dundu, Key

Alesandra














dimanche 9 août 2020

Liban : Témoignages

 

Beyrouth : “Une catastrophe à l’image d’un pays qui s’effondre”



Le 4 août, la capitale libanaise a été dévastée par une double explosion provenue d’un stock de nitrate d’ammonium entreposé dans le port. Une centaine de morts et près de 4000 blessés sont recensés pour l’instant. Sur place, Vincent Gelot, directeur de l’Oeuvre d’Orient au Liban, réagit à cette catastrophe qui frappe un pays déjà éprouvé par une crise profonde.

Quelle est la situation à Beyrouth au lendemain de la double explosion ?

C’est la sidération. Tout le monde est sous le choc. Les gens comptent leurs morts, les disparus, les blessés, les dégâts. C’est un cauchemar. J’habite sur les hauteurs de Beyrouth, à 8 km du centre de l’explosion : les vitres étaient explosées, mon bureau en charpie... Heureusement que je n’y étais pas. J’accueille chez moi un couple d’amis qui ont perdu leur maison. Tout le monde connaît des gens qui ont été blessés. Du côté de l’œuvre d’Orient, nous allons faire le point avec nos différents interlocuteurs et avec les responsables d’hôpitaux, tenus par des congrégations. Je sais déjà qu’une Fille de la Charité iranienne, sœur Sophie, est décédée. L’évêque maronite de Beyrouth est blessé. La directrice de l’hôpital du Sacré Cœur, sœur Anne Sauvé, m’a dit que les morgues et les urgences étaient pleines.

Le Liban n’avait vraiment pas besoin de ça. C’est la descente aux enfers.

Avez-vous ressenti la déflagration ?

J’étais à l’ambassade de France quand ça s’est passé, à 4 km du port, en train de finaliser le fonds d’aide aux écoles chrétiennes francophones annoncé par Emmanuel Macron en début d’année. Il y a 400 écoles chrétiennes au Liban. C’était l’aboutissement de plusieurs semaines de travail. Il y a eu une première déflagration puis une seconde. Nous avons tous été plaqués au sol, les faux plafonds nous sont tombés dessus. Nous avons tous cru à un attentat ou à une attaque. Une alarme nous criait dans les oreilles « Alerte agression ! ». Avec le groupe de personnes, on a rampé jusque dans les toilettes au centre du bâtiment. Puis on est sortis et on a appris l’explosion. Il y a eu toutes les versions : attaque israélienne, accident... On était sous le choc, les gens étaient en larmes.


L’explosion a touché le port, cœur économique de la capitale, dans un contexte de crise politique et sociale profonde depuis l’automne, à laquelle s’est ajoutée la crise du Covid-19. Quelles vont être les conséquences ?

C’est catastrophique. C’est une crise dans la crise. Le taux de pauvreté est de plus de 50% et le chômage de 35%. La monnaie se déprécie de façon ahurissante. Le pays n’a plus d’argent, l’État est en faillite. Les pays occidentaux conditionnent leur aide à des réformes mais rien n’a été fait, comme l’a rappelé le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian en visite au Liban fin juillet. Le fonds aux écoles chrétiennes francophones faisait partie de ces petites choses pour faire face à la crise. Aujourd’hui, il y a un vrai élan de solidarité mais il va falloir que l’aide apportée soit bien ciblée pour qu’elle ne génère pas de corruption. Le Liban n’avait vraiment pas besoin de ça. C’est la descente aux enfers.

Ce cataclysme ressemble à un coup de grâce…

Oui, mais il y a des responsabilités. Cette situation n’est pas due à une malédiction du Liban. Est-il normal qu’un stock de plus de 1000 tonnes de nitrates d’ammonium soit stocké dans une zone juste en face du centre ville ? Cette catastrophe est à l’image d’un pays qui s’effondre.

Nous lançons aussi un appel aux dons en toute urgence pour soutenir les hôpitaux.

Le modèle politique confessionnel est pointé comme un système perverti. Quelle place pour les communautés religieuses selon vous ?

Dans le cadre du soulèvement populaire entamé le 17 octobre, des gens demandent la fin du système confessionnel mais ce n’est pas la majorité. Le mouvement est une contestation contre la classe politique qui dirige le pays. C’est une colère contre les personnes à la tête du pays et la corruption avant d’être une remise en cause du système. Les chrétiens sont allés dans la rue pour demander la démission du président Aoun, lui-même chrétien. On est dans un pays où il n’y a pas d’électricité, aucune protection sociale. C’est un peu le Far West. Les plus pauvres en pâtissent. Aujourd’hui, le Liban paie la note des dernières années.

Quel peut être le rôle des chrétiens et de l’œuvre d’Orient dans ce contexte ?

Les chrétiens jouent déjà un rôle à travers leurs écoles qui jouent le brassage religieux et social. Ce sont des établissements où l’on parle de citoyenneté et de laïcité. Il va falloir faire en sorte que ces écoles ne ferment pas car elles sont en faillite. Depuis 5 ans, l’Etat ne paie plus la scolarité dans les écoles dites semi-gratuites, tenues par des congrégations religieuses. A Beyrouth, après cette catastrophe, il va maintenant falloir les reconstruire. Nous lançons aussi un appel aux dons en toute urgence pour soutenir les hôpitaux, qu’ils puissent sauver des vies, des blessés comme des malades du Covid-19.

Comment le Liban va-t-il pouvoir se relever ?

Dieu seul le sait. Il s’est toujours relevé dans son histoire. Les gens ont une résilience forte. Mais je suis en colère et inquiet. On voit le pays chuter et personne ne sait comment ça va finir.

Pour soutenir L'Oeuvre d'Orient : secure.oeuvre-orient.fr/soutenir

 


Lionel, volontaire de la DCC au Liban, nous témoigne des émotions vécues lors de la catastrophe.

Cela fait plus de 5 mois que je suis volontaire pour l’association Anta Akhi qui accueille des personnes en situation de handicap. Je vis de façon communautaire sur mon lieu de mission à Ballouneh qui est à 10 km à vol d’oiseau du port de Beyrouth qu’on aperçoit depuis le toit-terrasse de la maison.

Vivre un volontariat est toujours une expérience unique qui vous déracine et vous emporte dans une autre culture loin de chez vous. Et cette terre étrangère devient pour un temps Votre pays.

Vous vous y attachez, vous apprenez à aimer son peuple, vous partagez avec lui ses joies, ses peines, ses difficultés et parfois aussi ses moments historiques. C’est ce qui s’est passé hier.

Il est donc 17 h 50 ce 4 août quand une énorme déflagration a fait bouger notre maison pendant quelques secondes, dans un grand bruit. J’ai d’abord cru à un tremblement de terre mais un ami de Beyrouth m’a vite écrit sur Whatsapp ce qu’il venait de se passer et j’ai découvert comme vous les images.

D’ordinaire, on a une magnifique vue sur Beyrouth d’ici, avec le port au premier plan, mais un nuage blanc qui s’était accroché à Beyrouth depuis le matin m’empêchait de voir la situation.

Nouvelles prises de toutes mes connaissances, collègues et amis, tout le monde est sain et sauf. La sœur d’un collègue a été blessée mais ses jours ne sont pas en danger. Trois de mes amis ont eu des dégâts chez eux, dont un assez sévèrement. Vu les images, j’aurais imaginé bien pire.

Depuis l’accident, avec les résidents du foyer et leurs accompagnateurs confinés pour cause de coronavirus, nous passons beaucoup de temps à regarder les images avec sidération, les images des rues de Beyrouth sinistrées dont la télévision nous abreuve.

Nous sommes en communion de pensée, en solidarité, soudés dans la douleur.

Ce matin, un temps de prière a été aménagé pour que chacun puisse tourner son cœur vers le Liban. Un moment fort de mon expérience où j’ai pu sentir la force de notre union de pensées.

Notre amour pour ce pays nous fait ressentir une grande tristesse. Ce peuple déjà éprouvé par les guerres, par la menace permanente d’un nouveau conflit avec Israël, par une crise socio-économique reposant sur une classe dirigeante corrompue, par le coronavirus qui ne fait que s’amplifier, est désormais dévasté. Tout est à reconstruire, et le port va être en tout ou partie inopérant pendant des mois, ce qui ne va rien arranger à la flambée des prix qui ont déjà été multipliés par 5 sur certaines denrées ! Un immense grenier à blé a volé en éclat alors que le prix du pain a déjà augmenté de façon considérable…

Et pourtant déjà, plus fort que ces sentiments parfois contradictoires qui se mélangent se dégage une manière de réagir héritée du passé : la résilience. Cette résilience qui trouve son ciment dans la fraternité, la solidarité, l’humanité et la générosité dont sait faire preuve ce peuple. Toujours, les libanais savent affronter le pire avec courage à continuer à vivre, reconstruisant leur futur jour après jour, pierre après pierre, avec patience et détermination.

A titre un peu plus personnel, je ressens une profonde tristesse : depuis mon déconfinement qui n’a duré que quelques semaines (le Liban a été reconfiné il y a peu), j’ai emprunté de nombreuses fois l’autostrade, cette route côtière qui longe le Liban du Nord au Sud, une route vilaine, et polluée, bordée d’immeubles, de commerces, de maisons souvent de mauvais goût. Mais à chaque fois que je l’empruntais en regardant les jolies lumières sur le port de Beyrouth – que je contemple d’habitude depuis la terrasse – je me disais : quelle chance j’ai de vivre ce volontariat ! Désormais il ne va rester que des décombres, des maisons éventrées, un peuple toujours aussi résilient mais en colère, et surtout, en deuil…Mais de mon côté, il restera aussi mon soutien et ma détermination à accomplir ma mission, ma façon à moi d’être résilient devant cette épreuve.

 



lundi 13 juillet 2020

FOYA père Walter

Chers amis, je vous envoie quelques lignes pour raconter un peu de ce que nous vivons dans notre paroisse de Foya, toujours en vous remerciant pour le soutien dans la prière pour la libération de mon frère P. Gigi.
Ici au Libéria, nous sommes en pleine saison des pluies et nos gens sont au campement pour assurer les cultures. En ce moment, chaque année, le paludisme se fait sentir de manière très violente et frappe tout le monde, hommes, femmes et surtout enfants. Cette année ensuite, comme partout dans le monde, nous devons faire face au Coronavirus.
Ici à Foya, il y a eu une dizaine de cas de personnes infectées, détectées ces derniers jours. Parmi eux le berger principal de l'église pentecôtiste (groupe religieux le plus grand de la ville). L ' hôpital central de Boma a été pratiquement fermé et certains médecins et infirmières, qui ont été en contact avec des positifs, sont mis en quarantaine.
Bien que nous ayons eu l'autorisation de reprendre les célébrations dans nos églises depuis quelques semaines, c'est en fait le moment maximal pour le covid-19. Nous essayons tous de respecter les mesures de sécutité pour ne pas créer d'autres foyers.
Lorenzo Snider nous a rejoints depuis quelques mois, il assume la responsabilité de curé en remplaçant le p. Eric Aka, partant pour la France.
Dimanche prochain, nous rencontrerons le Conseil pastoral paroissial, la première fois depuis quelques mois, et ensuite nous recommencerons à visiter les villages et les stations secondaires.
Dans la communauté chrétienne du siège paroissial, à Foya, nous poursuivons le travail pastoral avec les Communautés de base. Grâce à une contribution que nous avons reçue et à la générosité de notre peuple, la semaine prochaine nous pourrons distribuer 150 sacs de riz à autant de familles dans le besoin. C ' est le premier devoir de chaque communauté chrétienne de réaliser qui a le plus de difficultés et de reconnaître en lui le visage du Christ ressuscité. Nous essayons de la faire.
Malgré les nombreuses années de mission, je ne peux toujours pas m'empêcher de m'émouvoir devant la souffrance humaine et de ce que nous avons découvert ces jours-ci.
Un jeune homme semi-paralysé soigné par grand-mère qui ne peut le nourrir qu'une fois par jour, une enfant malade emprisonnée dans une chambre de boue depuis des années, des personnes âgées abandonnées par leurs enfants et forcées de mendier, des jeunes malades mentaux errant dans la ville sans que personne ne s'occupe d'eux : devant eux mon cœur ne reste pas tranquille.
Mais je pense que cela doit être le moteur qui nous pousse à prier et à agir pour les plus abandonnés : l'inquiétude, la compassion de Jésus pour son peuple disparu.
Merci encore et je vous salue
P. P. Walter Maccalli, paroisse St John Vianney - Foya - Libéria

mardi 7 juillet 2020

FOYA

Après 7 ans passé à Foya, le père Eric Aka revient à Lyon, il sera responsable de la MIME, c'est le père Lorenzo qui va prendre la relève accompagné du père Walter. Et nous attendons avec impatience que les frontières s'ouvrent pour que le couple de coopérant puisse rejoindre leur poste et renforcé l'équipe du centre de santé.

mercredi 22 avril 2020

LIBERIA FOYA



NOUVELLES DU CENTRE DE SANTE DE FOYA, LIBERIA
AVRIL 2020


Ce que nous présentions depuis début mars a fini par devenir une réalité. Le mercredi 8 avril, le Président de la République du Libéria a décrété l’état d’urgence sur tout l’étendu du territoire en vue de faire face à la pandémie Covid-19 appelant ainsi la population à rester chez elle. Depuis cette annonce, le personnel médical du centre de santé de Foya se sent de plus en plus en insécurité compte tenu du manque d’équipement adéquat pour sa protection contre les cas de contagion. En outre, les malades refusent de se rendre dans les centres de santé de peur de contracter le Covid-19. D’où le caractère désert que présente le centre de santé de Foya.

Malgré cette situation d’insécurité et de désertification, le centre continue de proposer ses services à la population de Foya et ses environs. Pour vous donner une idée de l’évolution de ses activités, voici un bref aperçu de Janvier à début Avril 2020.

















  1. Consultation
  2. Au cours de cette période, 2343 patients ont été consultés. Le nombre de patients a diminué au fur et à mesure que la nouvelle concernant le Covid-19 se rependait.
    66 de ces patients sont venus de la Guinée et de la Sierra Leone. La fréquentation du centre par les patients venant de ces 2 pays augmente la crainte du personnel d’être contaminé.

  1. Maternité

153 femmes enceintes ont effectué leur première consultation anténatale ; 108 pour la seconde ; 59 pour la troisième ; 33 pour la quatrième et seulement 10 femmes enceintes ont été consultées au-delà de la quatrième visite. Cela est dû au fait que plus les femmes avancent dans leur grossesse, plus elles ont du mal à rejoindre le centre qui est difficile d’accès. La construction d’une salle de 15 lits permettrait l’augmentation des accouchements dans le centre.  Il y a eu 61 accouchements au cours du trimestre.



  1. Vaccination

Au total 139 enfants ont reçu la totalité de leurs vaccins de Janvier à Mars 2020.




  1. Défis

·         La disponibilité des médicaments et la qualité du service rendu par le centre ont établi un contrat de confiance entre la population de Foya et le centre. La présence des volontaires apportera un plus dans l’amélioration de la santé de cette population.

·         La structure actuelle du centre s’avère insuffisante pour plus de services. Il y a une nécessité de construire des salles additionnelles pour le système de transfusion sanguine, pour la maternité et pour la consultation des personnes handicapées mentales.

·         Compte tenu de la menace du Covid-19, il est urgent de trouver l’équipement de protection du personnel.





  1. Nous avons besoin de vous

Nos seules sources de revenus sont les tarifs payés. Les tarifs étant très bas (proportionnels au niveau de vie à Foya), les recettes du centre sont faibles et ne permettent pas de d’équilibrer avec les dépenses. La désertion du centre par les patients affaiblit davantage les recettes tandis que nous devons faire face aux charges fixes

C’est pourquoi pendant cette période de Covid-19, nous avons encore besoin de 1800 Euro par mois de financements extérieurs pour nous aider à payer les grosses dépenses du centre : salaires et médicaments.

On compte sur vous pour nous aider !




MERCI POUR VOS CONTRIBUTIONS



Merci d’adresser votre chèque à MISSIONS AFRICAINES PARTAGE sans oublier de mentionner au verso du chèque PROJET SANTE FOYA, LIBERIA


Et l’envoyer à l’adresse suivante

MISSIONS AFRICAINES

150 COURS GAMBETTA

69007 LYON

Eric Aka, sma


dimanche 12 avril 2020